Hommage à Henry Miller et son Sourire au pied de l’échelle (1953).



Ce poème a fait l’objet d’un petit livre d’art édité chez Del Arco, à Paris. Imprimé en sérigraphie, il est accompagné d’illustrations d’Arnaud Lhermitte. L’édition originale a été tirée à 100 exemplaires, numérotés et signés par les artistes.






Flanqué

D’un sourire

Qu’il expose

À grands traits


Emile s’apprête à rêver


Et

Demande à l’ange

Comme on doit s’effacer.




Il hésite à chacun des cris

Chaque pas

Chaque entame :


C’est l’instant qu’il recherche

C’est l’éclat.




Il trompette avec son cœur

À se couper le souffle.




Et

Quand tout se tait,


Que le charivari est rendu

Roulé

Loin du cercle,



Qu’il est là

Béat, le nez défait 


Et l’âme pendue

Qui sèche au trapèze



Quand l’ombre

A finalement

Eu raison du tambour





Il se demande alors

Parfois


Qui

A bien pu s’occuper d’être Lui


Ce soir

Pendant qu’il était Clown.















illustration Arnaud Lhermitte, 2004




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J'ai froissé du rire dans tes mains


Frotté du silence

Au silence


Comme un rai

De lumière


Tactile

Et soudain.





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Imposer


Le

Silence



Au rocher


À la mer

Qui l’accapare


À la marée

Qui s’en mêle –


Pas toujours


À

Bon

Escient



Imposer le silence



Sinon

Comment savoir

Ce qu’ils dansent ?



Et faire

Avec eux


Le pas

Les pas


Qu’ils nous doivent  ?








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À combien d'anges

A-t-on déjà parlé ?



Combien d'autres

Entrevus


Dans ce creux d’une épaule


Dont on cherche les traces

Encore à genoux ?




Combien d'autres

Encore


Négligés


À qui

Nos yeux


Désormais vont manquer ?























































































 


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Toucher les doigts du sourcier

Eclats d’encre, 2004